Énoncés des artistes

Arrière scène - mots des artistes

Arrière-scène, 180 Mégaoctets, 3 minute 42 secondes

Raymond Aubin

 

Quels étaient vos motifs derrière Origines ?

L’idée était de créer une œuvre commune à trois. Nous savions que nous partagions déjà des intérêts thématiques et des choix esthétiques. Mais comment, à partir de cela, produire une œuvre collective qui se tienne ?

Quelle a été votre façon de travailler ?

Nous avons choisi une thématique large qui permet un éventail d’interprétations. Nous avons effectué des recherches pour isoler des situations révélatrices. Nous avons créé nos triptyques par étape où chaque artiste était à la fois créateur et témoin.

Comment décrivez-vous votre résultat ?

Nos réalisations sont avant tout symboliques. Elles représentent un ancrage du passé dans le territoire à partir d’un quotidien familier où se cachent néanmoins nos racines. Les juxtapositions en triptyque apportent une touche surréaliste qui implique une certaine perte de contrôle dans la création comme dans l’interprétation.

Quelles ont été vos influences ?

La phénoménologie du quotidien du philosophe Bruce Bégout. Le concept de paysage sonore de Murray Schafer. Les techniques de création associatives du surréalisme. La forme poétique japonaise du haïku. La mise en espace de la photographie explorée entre autres par Roberto Pellegrinuzzi.

Richard Perron

 

Quels étaient vos motifs derrière Origines ?

L’idée de collaborer avec Raymond et Richard me trottait dans la tête depuis quelque temps. Réussir à le faire en découvrant ma région m’a enthousiasmé.

Quelle a été votre façon de travailler ?

J’ai étudié mon sujet, rencontré des historiens de notre région, fait du repérage, établi des contacts, écouté leur histoire, et j’ai cherché l’image qui me traduirait tout cela.

Comment décrivez-vous votre résultat ?

J’ai découvert ma région ; j’ai bénéficié du talent, de l’expérience, du professionnalisme et de la générosité de mes collaborateurs, nos partenaires et mes sujets. J’ai adoré l’expérience de la trame sonore et l’occasion de me sortir du sentier de portraitiste.

Quelles ont été vos influences ?

En photographie, outre les grands tels August Sanders, Irving Penn et Sebastião Salgado, il y a eu Michael Tardioli, Melissa Rombout, et mes collaborateurs, Raymond et Richard. En matière d’histoire, je note les historiens Manon Leroux et Michel Prévost et les rencontres que j’ai faites en région. Je dois souligner la liberté et l’appui que m’a accordés ma conjointe Lorraine.

Richard Robesco

 

Quels étaient vos motifs derrière Origines ?

D’abord, je désirais participer à la création d’une œuvre en collaboration avec mes deux amis et artistes dont j’aime le travail. Je désirais également poursuivre ma démarche en art photographique qui se penche souvent sur le symbolisme des lieux communs.

Quelle a été votre façon de travailler ?

Après m’être entendu avec mes collègues sur le nombre d’images à produire et le processus de réponse de l’un à l’autre, j’ai puisé dans mon inventaire afin d’identifier si je possédais déjà des images pertinentes au sujet que nous avons choisi. Au besoin, j’ai capté de nouvelles images.

Comment décrivez-vous votre résultat ?

Je suis très satisfait du résultat, tant collectif qu’individuel, pour chacun des trois artistes. Je suis également satisfait du médium de présentation, sur vinyle autocollant, qui confère à l’ensemble des images une facture très contemporaine.

Quelles ont été vos influences ?

Je me vois souvent inspiré par certains artistes allemands de l’école de Düsseldorf, tels Andreas Gursky, Candida Höfer et les autres. J’essaie de donner un cadre assez formel à mes images, symétrique et rigoureux, et je tends à favoriser les ciels couverts ainsi que les couleurs estompées.

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Mise à jour : 2019-06-07